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Un vin, un souvenir

Un vin, un souvenir

Je n’ai pas eu à réfléchir longtemps quand on m’a proposé une chronique sur Swiss Wine Lovers Magazine.

C’est un peu comme lorsque l’on vous propose de prendre l’apéro : on peut difficilement refuser !

Dans mes réflexions sur comment aborder cette chronique, plusieurs idées me sont venues : Un classique accord mets et vins ? Un peu vu et revu, selon moi. Une ébauche technique d’un produit ? Certainement trop fatiguant pour beaucoup de lecteurs, et pas sûr que ce soit mon domaine d’expertise. Une mise en avant d’un vigneron ? On va penser que je ne parle que de mes copains.

Finalement, je me suis dit qu’il fallait parfois opter pour la simplicité. Je me serre donc un bon verre de vin pour vous écrire sachant que les idées allaient venir d’elles-mêmes. Je me laisse guider jusqu’à devenir un brin philosophe. Chaque bouteille bue me rappelle un souvenir, une petite tranche de vie ou un moment d’amitié. Ce sont donc simplement ces bons moments que je vais vous conter ici. Un moyen de revenir à l’essentiel avec des anecdotes et des souvenirs de chacun de ces vins.

 

Épisode 1 : « On dira »

Voici une sélection de quelques bouteilles de philosophes, vin de discussion pèle mêle à déguster entres amis, juste pour le plaisir de l’échange.

 

Dézaley Chemin de fer, Luc Massy et fils, Epesses

Le premier vin est que j’aimerais mettre en avant est un vin qui me rappelle les sorties des jeunes restaurateurs d’Europe avec mon ami Loris Lathion. Dès que nous revenions de nos congrès et sorties en Suisse Allemande, une petite halte à Kandersteg sur le chemin du retour pour une petite rincette était nécessaire. Le chemin de fer fut donc souvent pris et ce, avant de monter sur le train ! 😉

 

Pinot Noir de Chambleau, cuvée charlotte, Colombier

La seconde bouteille que je souhaite honorer m’amène pleins de souvenirs. Autant le dire tout de suite, j’aime énormément le pinot et le vin valaisan, mais rarement les deux en même temps. Chambleau fut une belle découverte. Cela remonte aux années 2005-2006. Je venais d’ouvrir mon premier restaurant à Sion où je proposais cinq tables, deux menus et deux vignerons. C’est vraiment un très beau souvenir. Un jour, un client m’a parlé d’un vigneron de sa région neuchâteloise et nous a mis en relation. Ce fut une magnifique découverte. C’était l’un des premiers vins hors des frontières valaisannes que j’ai proposé à ma carte.

 

Amigne de Vétroz, Cave du Vieux Moulin, Romain Papilloud

Pour terminer, s’il y a bien un vin, un seul, que je devrais choisir, ce serait certainement lui. C’est parce que j’ai grandi à Vétroz, dont l’amigne est le cépage emblématique. Et pour cause, il ne pousse que là. Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, la Cave du Vieux Moulin fait partie des premières que j’ai connues. En haut, au mayen à Derborence, il y avait Léon, Pierrot et surtout… il y avait l’apéro. Léon, c’était Léon Papilloud, le papa de Romain. Je vous parle d’un temps que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, car à l’époque, les réseaux sociaux se dénommaient fendant ou amigne, et pas Facebook ou Instagram.

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